Budget

BUDGET 2016

Avec des dotations d’État en diminution constante, le budget primitif 2016 adopté fin mars par le Conseil Municipal est marqué par une maîtrise rigoureuse des dépenses de fonctionnement, sans diminution toutefois des services rendus à la population, mais aussi par un programme d’investissements dynamique et ambitieux, le tout sans aucune augmentation de la pression fiscale.

Une gestion raisonnée :
La période étant particulièrement difficile en terme de finances publiques, l’État a fait le choix d’associer toutes les collectivités locales à participer à l’effort national en réduisant de manière drastique leurs dotations depuis trois ans déjà. À Amfreville, le manque cumulé de recettes à ce jour s’élève déjà à 300 000 € depuis 2014. Les communes ayant l’obligation de présenter un budget en équilibre (dépenses équivalentes aux recettes), celui de 2016 a été élaboré avec l’objectif de baisser les dépenses de fonctionnement. Heureusement, les finances de la commune sont saines grâce aux économies que nous avons pu réaliser ces dernières années et grâce aussi à un taux d’endettement très faible. Cela a permis, malgré ce contexte difficile, d’inscrire des investissements importants conformes à nos priorités et nos engagements.

BUDGET DE FONCTIONNEMENT

Il s’élève à 3 086 833 € en recettes (en baisse de 3,7 % par rapport au réalisé de 2015) et à 2 961 752 € en dépenses (en baisse de 2 %). C’est ainsi l’auto-financement (la différence entre les recettes et les dépenses qui alimente le budget investissement) qui diminue d’année en année.

La baisse de la Dotation Globale de Fonctionnement (- 70 000 €) a été légèrement compensée par une augmentation des recettes fiscales (+ 15 000 €) liée uniquement à l’élargissement des bases de calcul grâce aux constructions nouvelles.

Un effort particulier a été fait pour contenir les frais de personnel (en baisse de 1 %) qui représentent près de 60% du budget. Et pourtant, à effectif constant, en raison des déroulements de carrière des agents, de l’augmentation du point d’indice et de celle régulière des charges, ces frais augmentent mécaniquement de 2 à 3 % tous les ans. C’est pourquoi la politique de recrutement en cas de départ à la retraite est très rigoureuse et le recours aux vacataires de plus en plus restreint.

Des économies substantielles ont été réalisées également en rationalisant et en mutualisant certaines dépenses et en renégociant certains marchés, sans impacter la qualité des services rendus et sans réduire notre soutien aux associations locales.

BUDGET D’INVESTISSEMENT

Les recettes de ce budget sont alimentées par le remboursement de la TVA sur les opérations financées en 2014, par quelques subventions de l’Etat et de la Métropole et principalement par l’excédent de fonctionnement 2016 et par les économies capitalisées depuis plusieurs années (près de 520 000 €).

C’est ce qui a permis de retenir un programme d’investissements ambitieux, conforme aux priorités de l’équipe municipale, avec :

- la part communale de la requalification de la D 6015 pour environ 400 000 €

- le réaménagement de la mairie pour 220 000 €

- l’aménagement d’aires de jeux et des berges pour 69 000 €

- l’entretien du patrimoine bâti (écoles, crèche, centre culturel …) et l’équipement des services pour près de 100 000 €.

Malgré toutes ces dépenses programmées, le budget investissement a été voté cette année encore avec un suréquilibre de 280 000 € qui servira à financer les investissements futurs compte tenu de la baisse des dotations qui va se poursuivre en 2017.

ENDETTEMENT

Depuis 2005, aucun emprunt nouveau n’a été contracté par la commune, ce qui a permis, année après année, de baisser notre endettement de façon significative et nous place maintenant à un niveau très faible par rapport à la moyenne des communes de notre importance.

Au 1er janvier 2016, le capital restant à rembourser était, compte tenu de la reprise de certains emprunts par la Métropole, de 791 000 € et l’annuité (capital + intérêts) représente 133 000 €. Dès l’année 2018, avec le terme des emprunts réalisés en 1987 pour l’extension de l’école maternelle, cette annuité sera de 103 000 €.

Quelques indicateurs et comparatifs intéressants :

- le taux d’endettement de la commune (montant du capital restant dû / recettes de fonctionnement 2016) est de 25,6 % alors que la moyenne des communes de la strate avoisine les 80 %.

- l’annuité ne représente que 4,3 % du budget de fonctionnement.

- la dette par habitant se monte à 240 € alors qu’elle est proche de 900 € pour les communes de la strate.